3-4/7 • Affaire Médée : la confrontation approche au collège Albert Vinçon

Février 2026

Troisième et quatrième audiences dans l’affaire Médée au collège Albert Vinçon. Cette fois, l’instruction entre dans une phase décisive : les témoins ont livré leur version des faits.

Pendant 2 heures, les 23 élèves de troisième engagés dans le procès fictif de Médée ont poursuivi leur travail d’enquête en donnant corps aux personnages du dossier, tout en préparant la prochaine étape de la procédure : leur confrontation.

Retour au dossier : mieux connaître les protagonistes avant de témoigner

La séance a débuté par un temps de recherche documentaire consacré au mythe de Médée et aux différents personnages impliqués dans l’affaire.

Pendant une demi-heure, les élèves ont approfondi :

  • le contexte historique et mythologique ;
  • les relations entre les protagonistes ;
  • les enjeux politiques, familiaux et symboliques du récit ;
  • les variations autour du mythe selon les sources.

Un détour nécessaire pour consolider leur compréhension du dossier avant d’endosser pleinement leur rôle de témoin.

« Défendez votre personnage. Tout est permis, sauf mentir. »

Fort·es de leurs recherches et des éléments accumulés lors des séances précédentes, les groupes ont ensuite rédigé les dépositions officielles de leurs personnages.

Consigne donnée :
défendre son personnage à tout prix mais sans mentir.

Pour construire leur témoignage, les élèves ont été invités à mobiliser :

  • les pièces à conviction étudiées lors des premières séances (toutes les pièces sont disponibles en accès libre sur le site internet du projet : https://medea-sum.eu/) ;
  • les recherches complémentaires effectuées en classe ;
  • des procédés rhétoriques et techniques argumentatives.

Le résultat : des dépositions de plus en plus construites, stratégiques et incarnées.

Premières plaidoiries, premiers soupçons

Chaque groupe a désigné un porte-parole chargé de lire son témoignage devant la classe.

Pendant ce temps, les autres élèves prenaient des notes, attentifs aux incohérences, aux omissions et aux angles morts de chaque déposition.

Les témoignages livrés ont permis de mesurer à quel point les positions se sont affinées :

  • certains personnages cherchent à justifier leurs actes ;
  • d’autres minimisent leur responsabilité ;
  • certains encore déplacent la faute vers d’autres protagonistes.

Le procès gagne en nuance et en tension !

Préparer le contre-interrogatoire

La seconde partie de la séance a été consacrée à la préparation du futur interrogatoire croisé.

Chaque groupe a dû formuler deux questions pour chacun des autres personnages, dans le but de :

  • relever les contradictions ;
  • tester la solidité des témoignages ;
  • mettre à l’épreuve les stratégies de défense ;
  • préparer la confrontation à venir.

Ces questions seront mutualisées avant la prochaine séance afin de permettre à chaque groupe de préparer ses réponses.

Une pause avant la confrontation

Les élèves entrent désormais dans une courte suspension de procédure : deux semaines de vacances avant la reprise des audiences.

D’ici là, la professeure a transmis à chacun les témoignages rédigés en classe et demandé aux élèves de poursuivre leur immersion dans le dossier en lisant la pièce de Corneille dans son intégralité.

Une lecture qui pourrait encore faire évoluer les positions.

Prochaine étape : le contre-interrogatoire

À la reprise, les témoins devront défendre leur version des faits face aux autres groupes dans une série d’échanges rapides conçus comme un véritable contre-interrogatoire croisé.

Le dossier Médée continue de se complexifier.

Après les preuves,
après les témoignages,
vient désormais le temps de la confrontation.

Et une certitude se dessine au collège Albert Vinçon :
dans cette affaire, chacun semble détenir une part de vérité ET une part de responsabilité.

À suivre

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